burnout Le burn-out : Syndrome de l’épuisement professionnel

Au rang mondial, la France est classée 4e en termes de productivité horaire mais d’un  autre côté, les français sont les premiers consommateurs de psychotropes ! Un constat alarmant que l’enquête Parlons travail du CFTD confirme:

36% des salariés français ont été touchés par un burnout durant leur carrière.

Laurent Berger, syndicaliste à la tête de la CFTD précise que «58% des personnes interrogées lors de cette enquête déclarent avoir déjà pleuré à cause de leur travail» tandis que 69% jugent qu’on leur «fixe plutôt des objectifs intenables»

Pleurer, se plaindre, mal dormir, manifester des signes d’anxiété ou sentir des douleurs physiques (généralement à la tête ou au dos) sont les signes d’un épuisement, surtout s’ils résistent au repos. Les personnes sujettes au Burn-out s’enlisent dans une logique infernale d’épuisement et d’insatisfaction.

Le désintérêt du travail commence progressivement, évolue vers l’isolement et la non-interaction avec les collègues avant que certains ne se réfugient dans le cynisme et la critique.

Herbert J. Freudenberger est le premier théoricien à consacrer une étude sur le  Bur-nout: « En tant que psychanalyste et praticien, je me suis rendu compte que les gens sont parfois victimes d’incendie, tout comme les immeubles. Sous la tension produite par la vie, dans notre monde complexe, leurs ressources internes en viennent à se consumer comme sous l’action des flammes, ne laissant qu’un vide immense à l’intérieur, même si l’enveloppe externe semble plus ou moins intacte. »

Le burnout ou le syndrome de l’épuisement professionnel est génériquement défini comme la combinaison d’une fatigue profonde, d’un désinvestissement de l’activité professionnelle, et d’un sentiment d’échec et d’incompétence dans le travail.

La prévention du Burn-out se fait au cœur des RH, dans une culture de prévention primaire selon Marie Pezé, psychanalyste et auteure de : Le burnout pour les nuls. Elle cite l’exemple suédois où les DRH font passer régulièrement à leurs employés un test d’évaluation du niveau d’épuisement. La méthode a vu le jour grâce au KEDS (Karolinska Epuisment Disorder Scale), un outil développé en Suède en 2013 par le professeur Marie Åsberg et al. L’échelle d’évaluation de la fatigue a été développée en collaboration avec le conseil national de la santé suédois et  elle consiste en un formulaire rapide (de 10 mn) à remplir par l’employé.

Ce baromètre psychologique fait de la Suède un pays précurseur en management d’entreprise et donne l’exemple avec un taux de satisfaction professionnelle des plus élevés dans le monde.

 

Pour en savoir plus sur le modèle suédois ici et de la dimension  culturelle du management aux pays nordiques.







 

Rayya LAAJIMI

 

Rédactrice WEB