Intelligence Emotionnelle 3 L’intelligence émotionnelle se travaille aussi !

Face aux avancées scientifiques et à l’explosion des nouvelles technologies, on remarque un intérêt accru pour la gestion aussi bien dans le cadre professionnel que personnel. De nombreuses théories (énergies positives, de loi d’attraction..etc ) ont vu le jour afin de faciliter et de comprendre ces émotions. Elles sont en effet sujettes à des transformations majeures grâce aux nouvelles formes de communication et de transfert de ces émotions (réseaux sociaux, emails, vidéo conférences…émojis, etc). Une technologie qui crée de la distance et qui remet en cause jusqu’à la nature des liens émotionnels.

L’intelligence émotionnelle est un critère de réussite tant au niveau professionnel que personnel. Dans la gestion des équipes et surtout le leadership, l’intelligence émotionnelle permet une bonne écoute des besoins des collaborateurs en assurant une communication apte à dissiper les conflits de parcours.

Selon Salovey et Mayer, l’intelligence émotionnelle permet de contrôler ses sentiments et émotions et ceux des autres, de faire la distinction entre eux et d’utiliser ces informations pour orienter ses pensées et ses actes.

C’est ensemble d’habiletés, verbales et non verbales, permettant à un individu de générer, reconnaître, exprimer, comprendre et évaluer ses propres émotions et celles des autres, de manière à orienter ses pensées et actions pour ainsi affronter les exigences et pressions de l’environnement.

Or les cinq compétences de base selon lesquelles l’intelligence émotionnelle s’exprime sont : la conscience de soi, la maîtrise des émotions, la motivation, l’empathie et la capacité à entrer en relation.

1. La conscience de soi : être toujours conscient de ses sentiments est le premier défi des gens émotionnellement intelligents. Cela engage un esprit critique d’introspection afin de s’évaluer soi-même avec réalisme et posséder une solide confiance en soi.

2. La maîtrise de soi : gérer ses émotions est à la limite une conséquence de la première composante, car en prenant conscience de ses sentiments, on ne se laisse pas guider inconsciemment par eux et on délimite clairement leur champs d’interférence dans le cadre professionnel. Concrètement cela permet d’être consciencieux et savoir différer une récompense dans la poursuite d’un objectif ou de récupérer rapidement d’une perturbation émotionnelle.

3. La motivation : utiliser ses ressources intérieures pour optimiser son efficacité et à persévérer malgré les déconvenues et les frustrations est à la fois un signe de force et de maturité affective.

4. L’empathie : L’empathie est la capacité de comprendre et de se mettre à la place de l’autre. L’empathie ne mène pas à l’effacement de soi mais permet de comprendre et d’entretenir des rapports harmonieux avec une grande variété de gens.

5. Les aptitudes humaines : entrer facilement en contact avec d’autres personnes, réagir avec tact et utiliser ses aptitudes pour persuader, guider, négocier et régler les différends, permet de coopérer et animer des équipes mais surtout d’être plus productifs au travail.

Le quotient intellectuel a longtemps été considéré comme le meilleur prédicteur de la réussite professionnelle. « Une bonne manipulation de l’abstraction, une capacité de raisonnement logique semblaient à eux seuls selon les tests développés par Alfred Binet, prédisposer au succès » mais Daniel Goleman, auteur de “l’Intelligence émotionnelle, volume 2”, best-seller aux Etats-Unis et en France; a effectué une enquête internationale de trois ans, avant de publier son ouvrage. Il remet en question la pertinence du QI (Quotient intellectuel) comme principal facteur de réussite professionnelle et insiste sur l’importance de développer des compétences telles que la conscience et la maîtrise de soi, la motivation, la persévérance, le respect d’autrui, l’aisance sociale… 

« A une époque où l’emploi est si précaire, et alors que souplesse et adaptabilité définissent de plus en plus la notion même de “travail”, ces qualités sont au premier rang de celles qui sont nécessaires pour trouver, puis conserver un emploi. »

Pour Daniel Goleman, une tête bien faite vaut mieux qu’une tête bien pleine.

Scientifiquement, le cerveau possède un système de régulation des émotions, l’amygdale, petite structure du cerveau limbique (le cerveau émotionnel). C’est elle qui détermine le bon usage des émotions. Certaines solutions chimiques existent en cas de dérèglement mais pour rendre les émotions intelligentes, il est important d’entretenir un rapport conscient à ses émotions et d’arriver à trouver son équilibre intérieur dans un monde en continuelle évolution.

La psychologie, la spiritualité et la méditation sont des moyens encourageant à explorer la richesse de nos ressources intérieures pour agir intelligemment aux autres et au monde.







 

Rayya LAAJIMI

 

Rédactrice WEB