L'intelligence-collective Management émotionnel : une nouvelle forme de compétence !

La clé d’un bon management, aujourd’hui, repose sur la capacité du chef d’entreprise à connaître et à maîtriser ses propres forces et faiblesses émotionnelles. « L’émotion est une certaine façon d’appréhender le monde » disait Sartre en 1938.

Tous les managers recherchent l’efficacité, l’amélioration de la productivité par l’adaptation permanente des collaborateurs : apprentissage de nouvelles méthodes de travail, de nouveaux comportements dans le travail, etc.

Le management émotionnel : développez cette capacité mentale !

Qu’est-ce que le management émotionnel ?

Les futurologues et experts en prospective placent le management émotionnel comme compétence majeure à l’horizon 2020, il se caractérise par l’écoute et l’empathie que les managers manifestent vis-à-vis des collaborateurs. C’est la faculté du manager à identifier et intégrer ses émotions et celles d’autrui dans sa prise de décision.

Le management émotionnel aurait un impact positif sur la performance au travail, et le bien-être des collaborateurs. Il s’agit de gérer une équipe en utilisant les émotions d’une manière adéquate, adaptée et efficace.

« Les managers qui réussissent ne sont pas forcément ceux qui sont les plus intelligents ou les plus créatifs, mais ceux qui suscitent l’adhésion par leurs émotions et par leur force de conviction qui leur permettent de développer la confiance et la motivation de leurs équipes », Arnaud Hautesserres, directeur des opérations du cabinet de conseil en management Meltis.

Quels effets sur les collaborateurs ?

Ces dernières années, de nombreuses études scientifiques ont révélé qu’un manager au quotient émotionnel élevé a plus confiance en lui, prend de meilleures décisions, est capable de mieux gérer son stress et ses angoisses et est moins sujet au burn out.

Cet état influe sur notre perception de la réalité et donc sur notre façon de nous comporter.
Lorsque nos états motivationnels changent, nos priorités d’actions changent également : c’est la flexibilité motivationnelle.

Quand la confiance, la loyauté et la créativité sont élevées et le niveau de stress bas, les employés sont plus heureux, plus productifs. Et par leur effet bénéfique sur la santé des employés, les interactions positives contribuent même à faire baisser le nombre de jours de congé maladie. D’autres études ont montré comment un management de compassion permet d’améliorer la qualité du service client, les résultats pour les consommateurs et leur satisfaction.

Percevoir les émotions, les comprendre, les réguler chez soi et chez les autres et les intégrer dans le mode de fonctionnement de l’entreprise, c’est rentrer dans la dimension de l’intelligence émotionnelle.

L’intelligence émotionnelle : son importance au travail

C’est en 1990, qu’apparaît le vocable « intelligence émotionnelle ». Depuis sa découverte, l’intelligence émotionnelle est devenue une compétence de plus en plus recherchée en entreprise.

Il apparaît que les managers doués de cette intelligence sont dotés d’un pouvoir extraordinaire qui leur permet d’exceller dans leur métier, tout en conservant un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle et de favoriser l’épanouissement personnel et collectif et la performance managériale.

Plusieurs études montrent qu’il vaut mieux faire preuve de compassion envers un salarié fautif, plutôt que de laisser éclater sa colère.

Par exemple, si une équipe rate une présentation, son chef doit résister à la tentation de crier. Il doit au contraire réfléchir aux raisons possibles de cet échec, expliquer les conséquences aux membres de son équipe et rechercher des solutions avec eux. Nos actions et comportements sont conditionnés par l’état présent de nos motivations et de nos émotions.

Les différentes tendances de management, libéré, émotionnel, et autres, qui se développent aujourd’hui, sont le fruit de la confrontation positive entre les managers actuels, et l’intégration des générations Y et maintenant Z, sur le marché du travail, pour arriver à travailler ensemble : les uns apportant leur expertise, les autres apportant leurs idées, leur légèreté, et leur sensibilité, à une génération qui en manque depuis longtemps.

Enfin, les compétences sociales consistent à établir une relation avec les autres pour les faire avancer dans la direction souhaitée.

 

 



Roeya ZOUARI

Rédactrice WEB

 

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